Publié le 26 Octobre 2015

Les beignets de courge

Poursuivons nos variations autour de la courge Butternut avec une recette aux senteurs de fête foraine, que les petits apprécieront autant que les grands.

Ingrédients (pour une quinzaine de beignets environ) :

- 600 g de courge Butternut pelée

- 250 g de farine

- 1 sachet de levure chimique

- 70 g de sucre en poudre

- 2 sachets de sucre vanillé

- 2 œufs

- 10 cl de lait

- 2 cuillères à soupe de rhum

1- Cuire la courge à la vapeur ou en la faisant bouillir. L'égoutter puis la réduire en purée.

2- Dans un récipient, mélanger la farine, la levure chimique, le sucre et le sucre vanillé.

3- Ajouter à la préparation les œufs, le lait et le rhum en mélangeant le tout. La pâte obtenue est assez épaisse.

4- Rajouter la purée de courge au mélange précédent, ce qui aura pour effet de liquéfier la pâte.

5- Dans une poêle, verser suffisamment d'huile afin de pouvoir faire frire les beignets. Prélever la pâte avec une cuillère à soupe ou une louche non remplie et la faire frire. Le beignet est cuit lorsqu'il a une jolie couleur dorée.

Bonne dégustation !

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Recettes de cuisine

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Publié le 23 Octobre 2015

L'écureuil roux

J’ai la chance d’avoir plusieurs écureuils roux qui ont élu domicile dans mon jardin. On les voit parfois, fins acrobates, voltiger de branche en branche dans les pins, et il arrive même que pour satisfaire leur curiosité, ils viennent faire un tour aux fenêtres pour voir ce qui se passe dans la maisonnée. Intéressons nous aujourd’hui à cet animal attachant et fascinant à observer.

L’écureuil roux, de nom scientifique Sciurus vulgaris, est un rongeur arboricole et diurne qui mesure entre 18 et 25 cm et possède une queue d’environ 20 cm lui servant de balancier ou encore de gouvernail lorsqu’il se déplace. Son pelage allant du roux au brun foncé, notamment en hiver, lui permet de se fondre dans son environnement, que ce soit au sol ou dans les arbres. Son ventre reste quant à lui invariablement blanc. Durant la saison froide, son pelage s’épaissit et les pinceaux qui ornent ses petites oreilles deviennent plus visibles.

On peut trouver l’écureuil roux dans une bonne partie de l’Europe et de l’Asie. D’ailleurs il est aussi nommé « écureuil d’Eurasie ». Les populations européennes de Sciurus vulgaris ont grandement diminué, du fait de plusieurs facteurs comme la dégradation de son habitat, le braconnage, la pollution mais surtout la circulation automobile et l’introduction de l’écureuil gris, originaire d’Amérique du Nord, qui est porteur de maladies auxquelles l’écureuil roux est plus sensible et qui entre en concurrence avec lui au niveau de l’alimentation.

L’écureuil roux est présent dans les bois, forêts et jardins. Il peut confectionner plusieurs nids de brindilles et de feuilles dans les arbres, qu’il garnira de mousse et d’herbe pour plus de confort. Ceux-ci sont de forme ronde, d’environ 50 cm de diamètre et possédant une ouverture vers le bas. L’écureuil ne stockera pas de nourriture dans ses nids mais pourra s’y abriter par temps froid étant donné qu’il n’hiberne pas, et y donner naissance à ses petits. Il enterrera ou cachera dans les arbres les fruits de son butin : graines, noix, noisettes, glands, champignons et bourgeons. Il peut aussi à l’occasion se nourrir d’insectes et d’œufs.

L’écureuil d’Eurasie a une longévité comprise entre 7 et 10 ans mais seulement 20% d’individus survivent à leur première année. Vers un an, il atteint sa maturité sexuelle à la fin de l’hiver. La période de reproduction s’étend de décembre à juillet, avec un pic de janvier à mars. Une fois la femelle fécondée, elle chasse le mâle et s’occupera seule des 3 ou 4 petits auxquels elle donne en moyenne naissance après 40 jours de gestation. Ceux-ci, aveugles et nus à la naissance, seront indépendants au bout de 8 à 10 semaines, petites boules de poils s’élançant d’arbre en arbre à la recherche de leur prochain festin.

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Animaux

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Publié le 20 Octobre 2015

Hyla meridionalis

L'hiver vient... Les températures dégringolent, les premières gelées effaçant les derniers souvenirs d'été. Remontons le temps quelques semaines en arrière voulez-vous, où le temps était plus clément et la nature en ébullition.

Le soleil se couche sur une chaude journée d’été. Les odeurs de barbecues flottent dans l’air un moment puis s’estompent. Les grillons commencent à faire entendre leurs chants. C’est là qu’entre en scène Hyla meridionalis, plus connue sous le nom de rainette méridionale. La vidéo ci-dessous permet d'entendre le chant des mâles quand tombe le crépuscule, lors de leur parade pour attirer les femelles.

La rainette méridionale vit, comme son nom l’évoque, principalement dans la zone méditerranéenne. En effet, celle-ci apprécie les lieux dotés d’une forte exposition au soleil, à faible altitude. Elle appartient à la famille des Hylidae telle que sa proche parente plus célèbre, la rainette verte. Contrairement à cette dernière, la rainette méridionale ne présente pas de bande latérale sombre sur ses flancs ou son dos, qui sont normalement de couleur vert pomme. Dame Nature permettant parfois des singularités, il arrive que certains individus, par manque de pigment jaune, soient alors de couleur bleue. Hyla meridionalis présente une petite taille, au maximum 5 cm pour un individu arrivé à maturité. C’est une espèce arboricole dont l’ascension est permise par ses très longs doigts munis de ventouses. Arbres, feuilles, murs : rien ne lui résiste.

Vous aurez donc le plaisir de la retrouver dans vos jardins, piscines ou terrasses, pour peu que vous habitiez dans la zone adéquate. En effet, la rainette méridionale est une des seules espèces d’amphibiens urbanisées en Europe. Il lui faudra un point d'eau, où elle pourra pondre ses oeufs. Et lorsque le froid viendra, elle s'abritera sous les branchages en attendant des jours meilleurs.

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Animaux

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Publié le 19 Octobre 2015

Il est d’étranges soirs où les fleurs ont une âme

Donnons à cette belle journée automnale une note poétique...

 

Il est d’étranges soirs où les fleurs ont une âme,
Où dans l’air énervé flotte du repentir,
Où sur la vague lente et lourde d’un soupir
Le coeur le plus secret aux lèvres vient mourir.
Il est d’étranges soirs, où les fleurs ont une âme,
Et, ces soirs-là, je vais tendre comme une f
emme.

Il est de clairs matins, de roses se coiffant,
Où l’âme a des gaietés d’eaux vives dans les roches,
Où le coeur est un ciel de Pâques plein de cloches,
Où la chair est sans tache et l’esprit sans reproches.
Il est de clairs matins, de roses se coiffant,
Ces matins-là, je vais joyeux comme un en
fant.

Il est de mornes jours, où las de se connaître
Le coeur, vieux de mille ans, s’assied sur son butin,
Où le plus cher passé semble un décor déteint,
Où s’agite un minable et vague cabotin.
Il est de mornes jours las du poids de connaître,
Et, ces jours-là, je vais courbé comme un anc
être.

Il est des nuits de doute, où l’angoisse vous tord,
Où l’âme, au bout de la spirale descendue,
Pâle et sur l’infini terrible suspendue,
Sent le vent de l’abîme, et recule éperdue !
Il est des nuits de doute, où l’angoisse vous tord,
Et, ces nuits-là, je suis dans l’ombre comme un
mort.

 

SAMAIN Albert. Il est d'étranges soirs..., Au jardin de l'infante. Paris : Editions de l'Art, 1936 [1893].

 

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Poèmes

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Publié le 16 Octobre 2015

Le jardin des Hespérides

Nous débuterons notre tour d’horizon des jardins mythiques en voyageant jusqu’au jardin des Hespérides, situé, selon la légende grecque, à la limite occidentale du monde, sur les pentes du mont Atlas.

Celui-ci était un jardin d’immortalité, dédié aux dieux, où coulaient des sources d’ambroisie. Un arbre fabuleux y produisait des pommes d’or, promesse d’immortalité et de fécondité. La déesse de la Terre, Gaïa, offrit ces fruits à Héra lors de ses noces avec Zeus, le roi des dieux. L’arbre et ses fruits furent alors confiés aux Hespérides, filles d’Atlas, et nymphes du Couchant. Leurs noms et leur nombre varient selon les versions, mais les plus connues sont Érythie, Hespérie et Églé. Héra s’aperçut un jour que les Hespérides volaient les pommes d’or et plaça donc Ladon, un dragon à cent têtes, devant le pommier, pour en interdire l’accès.

Le jardin des Hespérides est connu comme étant le théâtre du onzième des travaux d’Héraclès, à qui Eurystée avait confié la mission de ramener les pommes d’or qu’il renfermait. Une fois qu’Héraclès eut trouvé le jardin, Atlas lui proposa de cueillir 3 pommes d’or à sa place si le fils de Zeus voulait bien soulager le Titan de son fardeau, condamné qu’il était à porter la voûte céleste. Héraclès accepta et tua Ladon d’une flèche avant de recevoir le poids du monde céleste sur ses épaules. Revenant avec les 3 pommes d’or, Atlas fit part à Héraclès de son intention d’apporter lui-même les fruits à Eurystée, trop content d’être libéré de son fardeau. Conscient du risque de ne jamais voir revenir Atlas, Héraclès rusa en prétendant vouloir rendre temporairement le poids du ciel à Atlas, le temps de s’installer plus confortablement. Atlas reprit la charge de la voûte céleste et Héraclès ramassa les 3 pommes d’or puis s’éloigna.

Par la suite, les pommes d’or retournèrent au jardin, la propriété d’Héra devant lui être rendue. Celle-ci, pleurant le dragon Ladon, le plaça au milieu des étoiles où il forme la constellation du Dragon.

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Jardins mythiques

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