Publié le 28 Mars 2016

Le coquelicot annonciateur du printemps

Tout de coquelicot vêtu pour ce lundi de Pâques, comme les champs qui se colorent petit à petit de vermillon…

Appartenant à la famille des Papavéracées, le coquelicot sauvage, de son nom latin Papaver Rhoeas, est originaire de la Méditerranée orientale. Il apprécie généralement les terrains calcaires et pauvres ainsi qu’un bon ensoleillement. Les sols fraîchement labourés comme les champs cultivés sont ses terrains de prédilection, bien que l’utilisation intensive d’herbicides l’en ai parfois chassé. C’est alors sur les talus, les terrains vagues ou les bords de chemin qu’on le retrouvera. La présence de coquelicot dans un champ est donc bon signe : le terrain est relativement sain, n’ayant pas subi les dégâts engendrés par une utilisation massive de pesticides. La sève toxique du coquelicot, qui apparaît lorsque l’on coupe sa tige, éloigne les prédateurs, ce qui n’empêche pas toujours les attaques de pucerons. Une demoiselle coccinelle serait alors la bienvenue ;)

La fleur aux fleurs froissées est le symbole de Morphée, dieu grec des rêves et du sommeil. Rien d’étonnant puisque comme tous les pavots, le coquelicot a des effets sédatifs, renfermant des alcaloïdes agissant sur les troubles du sommeil et l’anxiété. Il est encore utilisé de nos jours en phytothérapie, sous forme de tisanes ou de gélules pour favoriser le sommeil ou lutter contre la toux. L’action de la rhoeadine, un des alcaloïdes issu du coquelicot sauvage, est douce et sans accoutumance. Rien à voir avec son cousin, le pavot somnifère, duquel est extraite la morphine ou synthétisée l’héroïne.

Jusqu’au XVIe siècle, le coquelicot était nommé « coquerico », en référence au coq, et notamment sa crête, rappelant la couleur des fleurs de coquelicot. Fleurs qui se prêtent d'ailleurs très bien à la confection de danseuses, soit dit en passant, et rappelleront à certains de tendres souvenirs d'enfance...

Voir les commentaires

Rédigé par Estelle

Publié dans #Végétaux

Repost 0

Publié le 20 Mars 2016

La coccinelle, une alliée du jardinier

Notre petit blog se pare de couleurs printanières. Dans le jardin, les fleurs s’épanouissent tandis que les feuilles vert tendre font leur apparition et que les coccinelles s’éveillent de leur long sommeil hivernal…

La coccinelle, ce coléoptère porte-bonheur

La « bête à bon Dieu » comme on l’appelle, a plutôt bonne réputation. Friande de pucerons et de cochenilles, la coccinelle est une réelle alliée pour le jardinier, considérée comme un insecticide naturel. Une vraie bénédiction pour l’agriculture biologique en somme. Mais son surnom de « bête à bon Dieu » fait aussi référence à une légende moyenâgeuse qui lui prêta la vertu de porter bonheur. Un homme, condamné à mort pour un meurtre commis à Paris ne cessait de clamer son innocence. Le jour de son exécution, alors que le bourreau s’apprêtait à trancher la tête du détenu, une coccinelle se posa sur son cou et y revint, en dépit des tentatives répétées du bourreau pour l’y enlever. Le roi Robert II, qui vit dans cet étrange comportement une intervention divine, décida de gracier l’homme. Un choix qui s’avéra judicieux puisque le véritable meurtrier fut retrouvé quelques jours plus tard. Dès lors la coccinelle fut assimilée à un porte-bonheur qu’il ne faut surtout pas écraser.

Caractéristiques et comportements

Il existe des centaines d’espèces de coccinelles, de tailles et couleurs différentes et présentant des points, tâches ou bandes en nombre variable sur les élytres. Le nombre de points ne dépend d’ailleurs pas de l’âge de l’individu, contrairement à l’idée répandue, mais bien de l’espèce à laquelle il appartient. La plus connue des espèces françaises est la coccinelle à 7 points, Coccinella septempunctata, qui est aussi l’une des plus grosses. Cette espèce indigène en Europe est progressivement décimée par l’espèce asiatique invasive qui est cannibale et s’attaque aux larves de l’espèce indigène quand la nourriture manque. La coccinelle à 7 points peut bien engloutir ses 250 pucerons quotidiens et ce n’est pas la plus gourmande ! Notre petit coléoptère a peu de prédateurs mais gare à celui qui s'en prend à elle... Lorsqu'elle se sent agressée, une saignée réflexe se produit, la coccinelle laissant perler un sang très âcre au niveau de ses articulations. C'est ce qu'on appelle l'autohémorrhée.

Ayant une espérance de vie de 2 à 3 ans, les coccinelles se mettent en diapause durant la saison hivernale. Se regroupant en général par petits groupes, elles trouveront refuge sous les mousses, écorces, pierres ou encore... dans un petit coin de votre maison.

Voir les commentaires

Rédigé par Estelle

Publié dans #Animaux

Repost 0

Publié le 12 Mars 2016

Avoir du sang de navet

Parmi les expressions d'origine potagère, la formule "avoir du sang de navet", qui nous vient du début du XXe siècle, va nous occuper aujourd'hui.

Elle est généralement employée pour désigner une personne qui manque de vigueur ou encore de courage. Ainsi en atteste le dictionnaire d'argot de Gustave-Armand Rossignol (1901) : "Celui qui n'est pas brave a du sang de navet ou le foie blanc".

Le navet est un légume très souvent associé à la pâleur et à l'anémie en raison de sa chair blanche. Ainsi, un sang de navet serait un sang clair, en opposition au sang rouge écarlate, symbole de force et de courage. Une personne au sang de navet serait donc un être faible physiquement ou mentalement, manquant de dynamisme ou faisant preuve de lâcheté. L'expression équivalente "n'avoir pas de sang dans les veines était d'ailleurs déjà utilisée au XVIIIe siècle pour signifier ce manque de vigueur.

On retrouve une formule similaire chez les Espagnols sous la forme "tener sangre de horchata" ("avoir du sang d'orgeat"), qui fait elle aussi référence à la soit-disant pâleur du sang.

Nous noterons d'ailleurs que le navet n'a jamais trop eu la côte dans les expressions françaises... Ne parle t'on pas de navet pour désigner un idiot ou encore une oeuvre sans valeur ?

Voir les commentaires

Rédigé par Estelle

Publié dans #Proverbes et expressions

Repost 0

Publié le 6 Mars 2016

Le compost, levain du sol

Alors que le retour au naturel est un désir qui se fait de plus en plus sentir, la culture de son propre potager est indéniablement au goût du jour. Le compostage s'impose alors naturellement à tout jardinier qui se respecte, tout d'abord parce que le compost est l'un des amendements naturels les plus riches pour nos plantations mais en plus parce qu'il permet de réduire nos déchets ménagers. Alors, mis à part un manque éventuel de place, il n'y a vraiment pas à hésiter.

Les différents types de compostage

Le compostage en tas, qui consiste à regrouper les déchets directement sur le sol en un tas de hauteur variable, peut être intéressant du fait qu'il n'y a aucune contrainte de volume et qu'il nécessite moins de surveillance. En effet, les pluies humidifieront le compost régulièrement et il sera correctement aéré. Cependant, le compostage en tas se fera plus lentement qu'en bac, les déchets seront exposés à la vue de tous et notamment des animaux qui pourraient venir y compléter leur repas...

Le compostage en bac nécessite de se procurer un bac à compost ou bien de le confectionner soi-même. Celui-ci se présente sous la forme d'un contenant en bois, métal ou plastique plus ou moins ouvert. Le fond du composteur doit être ouvert, en contact direct avec le sol, de manière à ce que les vers et insectes puissent remonter dans le compost pour permettre la dégradation. Limitant les effets de surface comme l'assèchement ou le refroidissement, le compostage en bac réduit l'encombrement et les nuisances visuelles. Sa décomposition se fait de manière plus homogène pour un compostage plus rapide. Les animaux ont plus de difficulté à y pénétrer, notamment les rongeurs lorsqu'une grille est placée au fond du composteur. Ses inconvénients sont sans aucun doute les volumes limités de compost qui peuvent être produits mais surtout une surveillance fréquente du compost qui s'avère nécessaire.

Quels déchets composter ?

Les déchets de cuisine tels que les épluchures, coquilles d’œufs broyées, marc de café et filtres, feuilles de thé et tisanes, fanes de légumes, légumes et fruits abîmés sont compostables. Eviter les épluchures d'agrume, les os, restes de viandes et poissons. Cela pourrait attirer des animaux. Notons que les coquilles d’œufs ne se décomposent pas mais apportent des éléments minéraux au compost.

Les déchets de jardin viennent aussi enrichir votre compost : gazon tondu, feuilles, fleurs fanées, mauvaises herbes... Eviter cependant les adventices comme les liserons, le chiendent et l'oseille sauvage qui pourraient s'enraciner dans le compost.

Les déchets de la maison comme les mouchoirs en papier, essuie-tout, cendres de bois, sciures, cartons humidifiés et coupés en morceaux peuvent enfin être ajoutés au compost. Eviter les journaux à cause de la toxicité des encres ainsi que les litières.

A chaque ajout de nouveaux éléments, pratiquer un brassage du compost sur une vingtaine de centimètres pour bien mélanger les matières. Il faut maintenir un bon équilibre entre les proportions de déchets secs comme le carton, les feuilles ou la paille et les déchets verts comme les épluchures de fruits et légumes ou le gazon coupé. De même, le compost doit toujours être humide sans toutefois qu'il y ait un excès d'eau. Une bonne aération est aussi essentielle, elle peut être obtenue en alternant les couches de déchets secs et verts. Il convient de réaliser un brassage complet du compost régulièrement, notamment au début du processus, puis l'espacer tous les 1 à 2 mois. L'opération ne prend que quelques minutes à la fourche.

Quand et comment utiliser votre compost ?

Selon les déchets utilisés et le soin que vous aurez apporté à votre compost, le processus de compostage prendra entre deux mois et deux ans pour arriver à son terme. Le compost mûr a un aspect homogène, une couleur sombre ainsi qu'une odeur agréable de terre. Il est fin et friable. Les déchets de départ ne sont plus identifiables à l'exception d'éléments qui ne se décomposent pas ou difficilement comme les coquilles d’œufs ou les morceaux de bois.

Le compost mûr peut être utilisé en tant qu'amendement organique. Il augmentera ainsi le taux de matière organique dans le sol, sa capacité de rétention en eau ainsi que sa porosité. Pour cela il faut l’incorporer superficiellement au sol par binage de minces couches de compost.

Utilisé en tant que support de culture, il améliorera la croissance des plantes, favorisera le développement de leur système racinaire et leur permettra de produire de plus belles fleurs ou fruits. Cependant attention, il faut éviter de planter ou semer directement dans le compost, la plupart des plantes ne le supportant pas pur. Il faut donc préparer un mélange de terre et de compost dans lequel vous pourrez planter ou semer sans problème.

Voir les commentaires

Rédigé par Estelle

Publié dans #Astuces et aménagement du jardin

Repost 0