Publié le 29 Avril 2016

Symbolique d'un brin de muguet

Une fois n’est pas coutume, entrons au cœur de l’actualité du moment pour nous intéresser de près au muguet, un tantinet en retard cette année parait-il, en raison du temps capricieux…

Une plante délicate et toxique...

Le muguet (Convallaria majalis) est une plante assez réputée pour prendre de nombreuses dénominations. Outre les termes « muguet de mai » ou « muguet des bois » largement répandus, citons aussi « lys des vallées », que l’on retrouve dans sa traduction anglaise « lily of the valley », « clochette des bois », « grelot », « amourette » ou encore « gazon de Parnasse », en raison d’une légende qui nous intéressera dans un second temps. Plante annuelle se multipliant dans les sous-bois par l’intermédiaire d’un rhizome traçant, on la trouve souvent en sol calcaire et dans des zones humides et ombragées bien qu’elle ait besoin de lumière pour fleurir. Entre les mois d’avril et de juillet apparaissent ses petites fleurs printanières blanches, formant des grappes de clochettes à l’odeur agréable. Tant de délicatesse ferait presque oublier la grande toxicité de la plante, qui peut être mortelle suite à une ingestion, en provoquant un arrêt cardiaque. Un puissant bouillon d’onze heures en somme…toutes les parties de la plante étant concernées.

... symbole du renouveau printanier

Idéalement, l’aspect symbolique voudrait que le muguet soit en fleur le 1er mai, ce qui est parfois ardu. La tradition d’offrir du muguet le premier jour du mois de mai remonterait à la Renaissance et à Charles IX qui en aurait offert à chacune des dames de la cour comme porte-bonheur, une fois le printemps arrivé. Certains reprendront cette tradition et le muguet sera associé à la Fête du travail au début du XXe siècle. Le brin de muguet signifie dans le langage des fleurs « le retour du bonheur ». Depuis les temps les plus reculés, le mois de mai était l’occasion de nombreuses célébrations et divertissements collectifs relatifs à la force végétale, la régénération et la vitalité. Le muguet qui fleurit à cette époque a donc été considéré comme la plante idéale pour célébrer cette nouvelle saison au temps plus clément et pour attirer les bonnes grâces sur les futures récoltes. De nombreuses  légendes de jadis mettent en scène le muguet. Ainsi l’on dit qu’il fut créé par Apollon, dieu de la Lumière, des Arts et de la Divination et dieu du mont Parnasse, afin de donner aux neuf muses qui l’entouraient un gazon digne de leurs pieds, d’où le surnom de « gazon de Parnasse » évoqué plus haut. Le muguet était aussi considéré dans les temps anciens comme une plante magique hypocrite, c'est-à-dire une plante à laquelle on attribue des vertus médicinales mais qui s’avère toxique ou mortelle à hautes doses et souvent hallucinogène.

Je terminerai par un petit tuyau pour ceux qui comptent offrir des brins de muguet dimanche, les brins à 13 fleurs porteraient encore plus bonheur que les autres ;)

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Végétaux

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Publié le 24 Avril 2016

Le poulet aux carottes

Le temps passe et la section recette n'a plus été alimentée depuis quelques semaines... Pour remédier à cela, et pour ceux qui auraient envie de mitonner un bon petit plat en ce dimanche venteux, je vous propose aujourd'hui la recette du poulet aux carottes, aux olives et aux champignons.

Ingrédients :

- Un poulet de bonne taille

- 5 ou 6 carottes

- 5 c. à soupe d'huile

- 1/4 d'oignon

- sel

- 4 c. à soupe de coulis de tomate

- 25 cl de vin blanc

- une vingtaine d'olives vertes

- 1 boite de champignons de Paris

1- Couper le poulet en morceaux.

2- Dans une marmite assez étroite (24 cm de diamètre), faire chauffer l'huile, y faire faire dorer l'oignon et revenir le poulet que vous aurez salé. Remuer le poulet de temps en temps pour éviter qu'il ne s'accroche.

3- Une fois le poulet revenu, ajouter le coulis de tomate, le vin blanc et les olives. Compléter avec un peu d'eau pour recouvrir la viande. Laisser mijoter.

4- Peler et couper les carottes en rondelles. Les faire cuire dans une casserole d'eau bouillante environ 15 minutes et les ajouter au plat qui mijotera pendant au moins une heure encore.

5- Une demi heure avant la fin de la cuisson, ajouter les champignons de Paris au plat.

Bon appétit !

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Recettes de cuisine

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Publié le 15 Avril 2016

Un jardin de Hobbit

A côté des jardins oniriques d'Edward aux mains d'argent, les jardins de la Comté sont bien plus terre à terre, ce qui ne les prive pas de charme pour autant. Ils ont en effet une finalité en partie nourricière, Tolkien décrivant les Hobbits comme aimant « la paix, la tranquillité et une terre bien cultivée […]. Faire pousser la nourriture et la consommer occupant la majeure partie de leur temps ».

Jardins potagers et vergers

Les jardins potagers fleurissent dans les villages de la Comté. Toutes sortes de légumes y sont cultivés comme les poireaux, salades, choux ainsi que des herbes aromatiques telles que le thym, la sauge ou le laurier. Sam Gamegie les évoque notamment lorsqu’il demande à Gollum de les lui rapporter pour son ragoût de lapin en Ithilien. L’orge est aussi à l’honneur, tout comme les légumes racines pour lesquels le vieux Gamegie est réputé : navets, sans doute carottes et radis, mais surtout les pommes de terre, dont il est le spécialiste. Les vergers de pommiers, poiriers et pruniers jouxtent les jardins potagers ainsi que les châtaigniers dont les fruits donnent une liqueur réputée dans la Comté. Grands amateurs de thé, les Hobbits font très probablement pousser le camellia sinensis, l’arbuste plus connu sous le nom de théier, sous des serres ombragées, celui-ci préférant l’ombre et peu disposé aux variations climatiques.

Plantes ornementales

Le jardin de Hobbit semble se rapprocher des jardins anglais du début du XIXe siècle, délimités par des haies et des clôtures de type bocage avec un beau gazon verdoyant ainsi que des parterres de fleurs proches de l’habitation. Tolkien l’évoque en ces termes « A Cul-de-Sac, Bilbon et Gandalf étaient assis à la fenêtre ouverte d’une petite chambre donnant à l’ouest sur le jardin. Cette fin d’après-midi était claire et paisible. Les fleurs rutilaient, rouges et or : gueules de loup et soleils, et des capucines qui grimpaient sur toutes les parois de gazon et débordaient au bord des fenêtres rondes. » Précisons que les soleils désignent ici les tournesols. D’autres plantes sont évoquées à travers les prénoms de certains Hobbits : pivoine, angélique, belladone, primevère ou marguerite ont ainsi de grandes chances de pousser en Comté. 

Un bon jardin de Hobbit est donc à la fois un plaisir pour les yeux et pour l'estomac ! La liste de victuailles précédente vous a peut-être ouvert l’appétit. J’en profite donc pour vous conseiller le livre plutôt original et sympathique intitulé La cuisine du Hobbit, de S.A. Martel. Vous y retrouverez entre autres recettes la Soupe des Rôdeurs, le Remontant du Magicien Gris, le Biscuit de route des Elfes (ou Lembas pour les connaisseurs) et bien entendu le fameux Ragoût de lapin !

Photo : Michael Matti, http://www.michaelmatti.com/

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Jardins de cinéma

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Publié le 9 Avril 2016

Un chêne dans la nuit

Cette peinture est particulière dans le sens où elle a été réalisée à 4 mains, avec ma mère qui est un bien meilleur peintre que je ne le suis.

Le modèle qui a servi à sa réalisation avait un fort pouvoir de fascination, suggérant une atmosphère presque irréelle, mystique et mystérieuse. Les racines tortueuses du chêne, cheminant et s'étalant sur le sol, évoquent la force qui est dans la nature. Le chêne est d'ailleurs lui-même symbole de force et de majesté dans de nombreuses civilisations. La langue latine va jusqu'à n'employer qu'un seul mot, "robur", pour désigner à la fois le chêne et la force, qu'elle soit physique ou spirituelle. La puissance dégagée par l'arbre est sublimée par une clarté plus que lunaire, annonçant peut-être l’apparition de quelque être mystérieux ou du moins la survenue d’un phénomène surnaturel. Le spectateur piqué de curiosité ne demanderait alors qu’à s’approcher à pas lents et, entrant en contact avec l’arbre, et dissimulé par celui-ci, observer la scène qui se joue au delà.

Un chêne dans la nuit

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Peintures et illustrations

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Publié le 2 Avril 2016

Les jardins suspendus de Babylone

Au nombre de sept, les merveilles du monde représentent les œuvres architecturales et artistiques les plus exceptionnelles du monde antique. Parmi elles se trouvent les jardins suspendus de Babylone, considérés comme la seconde merveille du monde après la pyramide de Khéops.

Mythe ou réalité ?

Les jardins suspendus de Babylone constituent la merveille la plus mystérieuse des sept. C’est en effet la seule dont l’existence n’est pas officielle. Aucune trouvaille archéologique n’a pu confirmer qu’elle ait un jour existé, malgré le grand nombre de textes grecs qui en font état et en donnent des descriptions précises. Chose étrange, aucun texte babylonien ayant été retrouvé ne traite de cet édifice. D’autant plus que le roi de Perse Nabuchodonosor II, à qui l’on attribue la construction des jardins au VIe siècle avant J.C, a toujours mis en avant les édifices construits sous son règne comme la porte d’Ishtar ou le palais de Babylone. Il est dit que celui-ci ordonna la construction des jardins suspendus pour son épouse Amytis, afin de lui rappeler la végétation des montagnes de son pays d’origine, la Médie, aujourd’hui situé en Iran. Lors des fouilles de Babylone (au sud de l’Irak actuel) au début du XXe siècle, l’emplacement des jardins n’a pas été retrouvé alors que les autres constructions de la ville l’ont bien été. Ainsi leur existence a été remise en cause et certains les pensent localisés dans une autre ville du nom de Ninive, capitale de l’empire assyrien.

Des jardins en terrasse abritant une végétation variée

Quoi qu’il en soit, les textes décrivent les jardins suspendus de Babylone comme composés de plusieurs étages en terrasse, reliés entre eux par un grand escalier de marbre. L’édifice, soutenu par des voûtes et des piliers de brique, ferait 120 m². Se trouvant sur la rive de l’Euphrate, c’est le fleuve qui alimentait les jardins par l’intermédiaire d’un système de vis hydrauliques pour remonter l’eau aux étages supérieurs. Les jardins étaient composés d’arbres et de plantes de Mésopotamie et des montagnes de Médie. La première terrasse abritait de grands arbres tels que des platanes, palmiers dattiers, pins et cèdres. Sur la seconde avaient été placés des genévriers, des cyprès et des arbres fruitiers. Les deux dernières terrasses, les plus hautes et les moins spacieuses, étaient recouvertes de fleurs : anémones, tulipes, lis, iris et roses. Dominant la ville d’au moins une vingtaine de mètres, les jardins suspendus donnaient l’impression de flotter dans les airs et de faire monter à eux les eaux de l’Euphrate pour les irriguer.

Dans son ouvrage De septem orbis spectaculis, Philon donne une image plus féerique des jardins que réaliste : « Le jardin qu'on appelle suspendu, parce qu'il est planté au-dessus du sol, est cultivé en l'air ; et les racines des arbres font comme un toit, tout en haut, au-dessus de la terre ».

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Jardins mythiques

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