Publié le 29 Janvier 2017

La voix, poème hivernal

Dresser un tableau de la nature en hiver, voici une tâche qui sied parfaitement à ce poème d'Ondine Valmore, nommé La Voix.

"La neige au loin couvre la terre nue ;
Les bois déserts étendent vers la nue
Leurs grands rameaux qui, noirs et séparés,
D’aucune feuille encor ne sont parés ;
La sève dort et le bourgeon sans force
Est pour longtemps engourdi sous l’écorce ;
L’ouragan souffle en proclamant l’hiver
Qui vient glacer l’horizon découvert.
Mais j’ai frémi sous d’invisibles flammes
Voix du printemps qui remuez les âmes,
Quand tout est froid et mort autour de nous,
Voix du printemps, ô voix, d’où venez-vous ?…"

Ondine Valmore, La Voix.

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Poèmes

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Publié le 22 Janvier 2017

Ne m'oubliez pas, ou la ritournelle du myosotis

Quelle serait la plante du souvenir, si ce n’est le myosotis, chargé à travers le temps d’une belle symbolique, mythique et historique ? La plante herbacée aux fleurs discrètes s’est faite porteuse de puissants messages de liens d’amour qui résistent au temps et à la mort, symbole des malades d’Alzheimer, des enfants disparus ou encore du génocide arménien.

Aux origines de la symbolique

Le myosotis possède plusieurs surnoms, tels que « scorpione », « herbe d’amour » ou encore « oreille-de-souris », qui constitue d’ailleurs l’origine étymologique du mot grec "myosotis"'. La forme des petits pétales du myosotis explique aisément cette dénomination.

Aux origines de la symbolique du myosotis se trouve une légende. Alors qu’un chevalier et sa dame se promenaient le long d’une rivière, l’homme se pencha pour cueillir une fleur et l’offrir à sa bien-aimée. Perdant l’équilibre en raison du poids de son armure, il tomba à l’eau. Alors qu’il se noyait, il eut le temps de lancer la fleur vers sa dame en criant « Ne m’oubliez pas ! ». Cette phrase est depuis rattachée à la fleur et ce, dans de nombreuses langues : en allemand, espagnol, italien, polonais ou encore en anglais, où l’on désigne le myosotis par l’expression « Forget me not ».

Le myosotis ou l'emblème du souvenir

En plus de sa signification amoureuse, évoquant un amour vrai et éternel, ou du moins grandissant, le myosotis s’est fait l’emblème et le symbole de causes appelant au souvenir. Emblème maçonnique adopté en 1948 pour garder en mémoire les souffrances des francs-Maçons persécutés sous l’Allemagne nazie, le myosotis a aussi été choisi par la Société Alzheimer comme symbole. La perte de mémoire engendrée par la maladie est ainsi évoquée par la fleur, qui nous invite également à ne pas oublier les personnes atteintes ainsi que leurs aidants. Le myosotis est aussi le symbole choisi pour la journée internationale des enfants disparus ayant lieu le 25 mai. C’est ainsi que chaque année, la fondation belge pour enfants disparus et sexuellement exploités distribue des sachets de graines de la petite fleur bleue pour enjoindre la population à penser à tous ces enfants portés disparus à travers le monde et transmettre un message d’espoir et de solidarité envers les familles. Dernièrement, la fleur de myosotis a été choisie pour célébrer le centenaire du génocide arménien, exprimant un souvenir éternel.

Le message du myosotis pourrait se résumer ainsi : Faites fleurir autant de souvenirs qui resteront dans vos mémoires et souvenez-vous des êtres qui vous sont chers même s'ils sont encore parmi vous.

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Végétaux

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Publié le 15 Janvier 2017

En guerre contre les cochenilles !

L'hiver bien installé, vous rêviez de voir votre mimosa s'épanouir en de jolis pompons parfumés couleur soleil, mais celui-ci fait grise mine depuis quelques temps et semble avoir stoppé son développement. C'est avec horreur que vous découvrez qu'une colonie d’insectes peu engageants y a élu domicile et qu’ils se multiplient à vue d’œil, produisant, par-dessus le marché, une substance qui tâche tout ce qui se trouve autour. Pas de chance, votre mimosa est infesté de cochenilles ! Insecte suceur de sève, la cochenille affaiblit la plante qu’elle parasite, pouvant même causer sa mort dans certains cas. Voici donc aujourd’hui un article des plus pratiques pour lutter contre les cochenilles et les éliminer tant qu’il est temps.

Connaître son ennemi

Autrefois appelés « poux des plantes », les cochenilles sont munies d’un rostre piqueur, leur permettant d’aspirer la sève de la plante qu’elles ont parasitée. Les plantes touchées sont diverses et variées, allant des plantes ornementales comme le mimosa ou le laurier rose, aux arbres fruitiers comme le citronnier ou le pêcher. En plus de ponctionner la sève du végétal, les cochenilles produisent du miellat pouvant entraîner une maladie appelée fumagine, caractérisée par un développement de moisissures noires. Une chance pour nous : la cochenille femelle n’est pas mobile une fois adulte. Il est donc plutôt aisé de l'éliminer.

Stratégies offensives

Une fois la présence de cochenilles avérée, il est plus que conseillé de traiter rapidement la plante contaminée, pour éviter qu’elle ne soit totalement envahie ou carrément condamnée. Un des meilleurs traitements naturels consiste à pulvériser sur le végétal le mélange suivant : 1 cuillère à café de savon noir, 1 cuillère à café d’huile végétale et 1 cuillère à café d’alcool à 90°, diluées dans 1 litre d’eau. La solution doit être pulvérisée 1 fois par jour durant 3 ou 4 jours. Si la plante est encore petite, il est possible de retirer les cochenilles une à une à l’aide d’un chiffon imbibé d’alcool à 90°. Celles-ci n’opposeront aucune résistance et se détacheront facilement. En cas d’invasion trop importante, il est préférable de couper les branches les plus infestées. Du purin d’orties peut également être pulvérisé en cas d’attaque. Il est enfin possible d’acquérir en magasin spécialisé des produits anti-cochenilles, souvent à base d’huile blanche.

Crédit photo : Estelle Bouquet.

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Astuces et aménagement du jardin

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Publié le 7 Janvier 2017

Surprenant Callicarpa au sublime éclat

Surnommé « arbuste aux bonbons », le Callicarpa surprend par ses fruits brillants et couleur d’améthyste, détonnant dans la végétation hivernale. Un brin d’imagination pourrait facilement les assimiler aux plus belles perles ou aux plus succulentes confiseries. Il n’en est certes rien mais on ne pourra reprocher au Callicarpa des tons fades ou trop pastels…

Un arbuste décoratif apprécié pour ses beaux fruits…

Le nom de Callicarpa fut donné à la plante par le célèbre naturaliste Karl von Linné, qui puisa dans les racines grecques : kallos signifiant « beau » et karpos désignant les fruits.

Tout commence en été, lorsque les fleurs du Callicarpa s’éveillent. Blanches, roses ou pourpres, elles sont beaucoup plus discrètes que les fruits. C’est en octobre que ces derniers apparaissent, formant de petites boules compactes sur les branches. Leur coloration se fait progressivement : blanc vert, lilas puis violet améthyste, une teinte plutôt originale durant la saison froide ! Même son feuillage présente des couleurs remarquables puisqu’il se teinte de doré en automne, parsemé çà et là de tâches roses ou mauves.

…et nécessitant peu d’entretien

Le Callicarpa est encore peu répandu car peu connu, fait étonnant étant donné que sa culture est très facile et qu’il s’étend raisonnablement, restant assez compact malgré les années. Sa présence dans les massifs d’automne fera merveille, d’autant plus que les oiseaux n’en sont guère friands. Profitons-en pour préciser que les fruits du Callicarpa ne sont pas comestibles pour les humains en raison de leurs propriétés astringentes. L’arbuste aux bonbons ne doit faire, par conséquent, que l’objet d’un plaisir visuel !

Lorsque le Callicarpa produit peu de fruits, il est conseillé de lui adjoindre une ou deux autres plantes identiques afin d’obtenir une bonne pollinisation. En effet, l’arbuste aux bonbons effectue assez mal l’autofécondation. Un manque de soleil peut aussi l’affecter et avoir le même effet. Concernant le froid, le Callicarpa est assez résistant : il supporte des températures descendant jusqu’à -15°C. Les fruits du Callicarpa peuvent être semés sans problème, même si leur germination est lente. Les plants produits seront par contre très hétérogènes en termes de quantité et de coloration des fruits. Un détour chez le pépiniériste s'imposera donc pour ceux qui souhaiteraient éviter cet écueil...

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Végétaux

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