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Publié le 3 Juillet 2017

A l'intérieur de mon jardin

Afin de commencer la saison estivale en beauté, voici quelques notes poétiques au doux parfum d'été...

Parmi le vert
et la floraison
de toutes les plantes les plus belles
je flâne.
Je délibère ici
Je rêve par là.
L’heure s’arrête
ou plutôt s’étend pleinement,
se déplier et s’amplifier.

Ces tournoiements et ondulations soudaines
de brises d’été,
envoient tous les parfums
dans l’air chaud.
Contempler une feuille
ou le motif sur le mur
créés par des branches les plus près.

Ces têtes-là de fleurs dansantes
exposent délicatement
toute leur gloire.

Quelle simplicité à se perdre.
Et quelle aisance à respirer
doucement.
Et quelle aisance
à avoir des pensées profondes.

Chloe Douglas, 1995.

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Poèmes

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Publié le 23 Mai 2017

Réflexions oniriques

Je cherchais un poème printanier, je ne l'ai trouvé. Un poème sur le jardin, peu m'inspiraient. Et finalement, c'est cet assemblage de proverbes et locutions, "poème" sans titre, écrit par un anonyme, qui me parlait. A l'ombre d'un arbre, les mots prononcés à haute voix, libèrent toute leur mélodie...

" Le baiser est un fruit qu'il faut cueillir sur l'arbre.

Faire sécher de la neige au four et la vendre pour du sel blanc.

Prendre la lune avec les dents.

Paver la mer.

Aller contre vents et marées.

Tresser des cordes avec du sable.

Sauter son ombre.

Faire danser les cathédrales..."

Crédit photo : Estelle Bouquet.

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Poèmes

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Publié le 19 Mars 2017

Un jardin sous mes mots

L'heure n'est point encore venue et pourtant le printemps se fait déjà sentir, éveillant la nature de son long sommeil d'hiver, plein de promesses de douces journées ensoleillées. L'occasion de redécouvrir le monde environnant et de s'attarder sur chaque détail le composant. L'occasion de laisser vagabonder son esprit et de se prêter aux rêves que le froid avait tari. L'occasion de retranscrire par des mots tous ces émerveillements qui sont les nôtres. 

A cette occasion, voici donc un poème mêlant délicatement nature et littérature : 

"Roses, jasmins, iris, lilas, volubilis,
Cerisiers du Japon et jeunes arbousiers,
Colorant le matin de leurs chants printaniers
Adornent mon jardin de vivants ex libris.

Abeilles et frelons s’y disputant les lys,
Piétinent les pistils sans aucune pitié,
Alors que, s’échappant des pages d’un herbier,
Un papillon de nuit dévore un myosotis.

Solitaire et pensif, un arôme somnole
Sous le dais argenté d’un antique olivier,
Dont l’ombre de satin imite l’Acropole.

Dans mon jardin aussi, le soleil a planté
Une pure fontaine, comme un encrier,
Où je plonge ma plume et bois l’éternité."

Francis Etienne Sicard, Un jardin sous mes mots, 2009.

Crédit photo : Estelle Bouquet.

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Poèmes

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Publié le 29 Janvier 2017

La voix, poème hivernal

Dresser un tableau de la nature en hiver, voici une tâche qui sied parfaitement à ce poème d'Ondine Valmore, nommé La Voix.

"La neige au loin couvre la terre nue ;
Les bois déserts étendent vers la nue
Leurs grands rameaux qui, noirs et séparés,
D’aucune feuille encor ne sont parés ;
La sève dort et le bourgeon sans force
Est pour longtemps engourdi sous l’écorce ;
L’ouragan souffle en proclamant l’hiver
Qui vient glacer l’horizon découvert.
Mais j’ai frémi sous d’invisibles flammes
Voix du printemps qui remuez les âmes,
Quand tout est froid et mort autour de nous,
Voix du printemps, ô voix, d’où venez-vous ?…"

Ondine Valmore, La Voix.

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Poèmes

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Publié le 8 Décembre 2016

Aube de lune

Une pincée de poésie pour clore ce weekend mouvementé... Et parce que la lune est presque pleine...

L’ivoire de sa peau martyrise la nuit
D’une perle escroquée au cœur du purgatoire
Dont elle brûle la nacre à sa bouche de moire,
Qu’un oiseau silencieux picore comme un fruit.

Elle glisse agilement, et sans le moindre bruit,
Passe d’un clocher sombre aux pages d’un grimoire,
Déchirant les feuillets d’un conte ou d’une histoire,

Où meurent nos sommeils sous son regard fortuit.

Elle voile lentement son visage blafard
Sous le tulle plissé d’un nuage fondant,
Et comme une bougie avale son brouillard.

Mais l’océan gémit à son souffle invisible,
Et le monde s’abreuve à son givre gluant,
D’un rêve de bonheur au contour intangible.

Francis Etienne Sicard. "Aube de lune", Lettres de soie rouge, 2011.

Crédit photo : Estelle Bouquet.

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Rédigé par Estelle

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