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Publié le 8 Octobre 2017

Matin d'automne

C'est sans doute dans la douceur d'un dimanche d'octobre qu'on saura le plus apprécier ce poème de François Coppée portant sur les matins d'automne.

C’est l’heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
A travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.

Leur chute est lente. On peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L’érable à sa feuille de sang.

Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des branches dépouillées :
Mais ce n’est pas l’hiver encor.

Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.

François Coppée. "Matin d'automne", Promenades et Intérieurs.

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Poèmes

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Publié le 27 Août 2017

Le vœu d'une feuille

Que pourrions-nous bien désirer si nous étions une simple feuille ? Victor Hugo imagine le vœu d'une d'entre elles dans Les Orientales, nous faisant ainsi prendre part à son voyage effréné.

Si j’étais la feuille que roule
L’aile tournoyante du vent,
Qui flotte sur l’eau qui s’écoule,
Et qu’on suit de l’oeil en rêvant ;

Je me livrerais, fraîche encore,
De la branche me détachant,
Au zéphyr qui souffle à l’aurore,
Au ruisseau qui vient du couchant.

Plus loin que le fleuve, qui gronde,
Plus loin que les vastes forêts,
Plus loin que la gorge profonde,
Je fuirais, je courrais, j’irais !

Plus loin que l’antre de la louve,
Plus loin que le bois des ramiers,
Plus loin que la plaine où l’on trouve
Une fontaine et trois palmiers ;

Par delà ces rocs qui répandent
L’orage en torrent dans les blés,
Par delà ce lac morne, où pendent
Tant de buissons échevelés ;

Plus loin que les terres arides
Du chef maure au large ataghan,
Dont le front pâle a plus de rides
Que la mer un jour d’ouragan [...]

Victor Hugo. "Vœu", Les Orientales, 1829.

Crédit photo : Estelle Bouquet.

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Poèmes

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Publié le 3 Juillet 2017

A l'intérieur de mon jardin

Afin de commencer la saison estivale en beauté, voici quelques notes poétiques au doux parfum d'été...

Parmi le vert
et la floraison
de toutes les plantes les plus belles
je flâne.
Je délibère ici
Je rêve par là.
L’heure s’arrête
ou plutôt s’étend pleinement,
se déplier et s’amplifier.

Ces tournoiements et ondulations soudaines
de brises d’été,
envoient tous les parfums
dans l’air chaud.
Contempler une feuille
ou le motif sur le mur
créés par des branches les plus près.

Ces têtes-là de fleurs dansantes
exposent délicatement
toute leur gloire.

Quelle simplicité à se perdre.
Et quelle aisance à respirer
doucement.
Et quelle aisance
à avoir des pensées profondes.

Chloe Douglas, 1995.

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Poèmes

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Publié le 23 Mai 2017

Réflexions oniriques

Je cherchais un poème printanier, je ne l'ai trouvé. Un poème sur le jardin, peu m'inspiraient. Et finalement, c'est cet assemblage de proverbes et locutions, "poème" sans titre, écrit par un anonyme, qui me parlait. A l'ombre d'un arbre, les mots prononcés à haute voix, libèrent toute leur mélodie...

" Le baiser est un fruit qu'il faut cueillir sur l'arbre.

Faire sécher de la neige au four et la vendre pour du sel blanc.

Prendre la lune avec les dents.

Paver la mer.

Aller contre vents et marées.

Tresser des cordes avec du sable.

Sauter son ombre.

Faire danser les cathédrales..."

Crédit photo : Estelle Bouquet.

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Poèmes

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Publié le 19 Mars 2017

Un jardin sous mes mots

L'heure n'est point encore venue et pourtant le printemps se fait déjà sentir, éveillant la nature de son long sommeil d'hiver, plein de promesses de douces journées ensoleillées. L'occasion de redécouvrir le monde environnant et de s'attarder sur chaque détail le composant. L'occasion de laisser vagabonder son esprit et de se prêter aux rêves que le froid avait tari. L'occasion de retranscrire par des mots tous ces émerveillements qui sont les nôtres. 

A cette occasion, voici donc un poème mêlant délicatement nature et littérature : 

"Roses, jasmins, iris, lilas, volubilis,
Cerisiers du Japon et jeunes arbousiers,
Colorant le matin de leurs chants printaniers
Adornent mon jardin de vivants ex libris.

Abeilles et frelons s’y disputant les lys,
Piétinent les pistils sans aucune pitié,
Alors que, s’échappant des pages d’un herbier,
Un papillon de nuit dévore un myosotis.

Solitaire et pensif, un arôme somnole
Sous le dais argenté d’un antique olivier,
Dont l’ombre de satin imite l’Acropole.

Dans mon jardin aussi, le soleil a planté
Une pure fontaine, comme un encrier,
Où je plonge ma plume et bois l’éternité."

Francis Etienne Sicard, Un jardin sous mes mots, 2009.

Crédit photo : Estelle Bouquet.

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Rédigé par Estelle

Publié dans #Poèmes

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